De l’Atlantique à l’Andalousie: mille milles vers la porte de la Méditerranée

9 jours

Stimulant

Aventure de voile, de plongée sous-marine, de nage libre, et de randonnées dans les plus hautes et sauvages îles des petites Antilles.

Dans les jours précédant le départ de Ponta Delgada, à São Miguel, le bateau vibre d’une préparation concentrée, presque cérémonielle. Les membres d’équipage circulent entre les marchés locaux et les quais d’avitaillement de la marina, chargeant le catamaran de produits açoriens, d’essentiels pour une semaine en mer. Les réservoirs d’eau sont pleins, les niveaux de carburant sont vérifiés, les jerricans solidement arrimés, et la liste du matériel de sécurité passée en revue.

Une fois les amarres larguées et São Miguel disparu dans le sillage, les rythmes terrestres s’effacent presque instantanément. Le système de quart — rotations de 2 h 30 tout au long de la nuit, partagées équitablement — impose la cadence de la vie à bord. Chaque nuit, tandis que la plupart dorment un équipier veille à la barre, scrutant l’océan sombre, surveillant les instruments aux lueurs ambrées du cockpit, écoutant la respiration des voiles ou le ronronnement régulier des moteurs lorsque les calmes s’installent. Le skipper traverse parfois le pont, glissant un mot discret, partageant une boisson chaude, ou ajustant le gréement pour garder le bateau équilibré avant de redescendre à l’intérieur.

Le jour transforme l'expérience. Les matinées commencent avec les changements de quart, puis le petit-déjeuner — fruits (tant qu’il en reste), gruau, yaourt ou œufs et pain grillé. Les tâches de cuisine tournent, faisant de la préparation des repas une responsabilité partagée et une façon de contribuer au petit écosystème en mouvement qu’est le bateau. L’odeur du café se mêle à l’air marin et à ce que le cuisinier du jour a réussi à concocter.

Les journées s’installent dans un rythme volontaire, façonné par les quarts, les siestes, les lectures, les conversations et une navigation attentive. Le skipper ou le second guident les réglages de voiles, prennent un ris tôt lorsque le vent se lève au-dessus de la houle atlantique, renvoient de la toile lorsque les conditions se calment, et préparent l’équipage aux systèmes météorologiques à venir à l’approche du Détroit de Gibraltar.

La plupart du temps, le catamaran avance sous voile, ses deux étraves fendant la route vers la l'entrée que gardent les colonnes d'Hercule. Les moteurs ne tournent que lorsque le vent tombe, lorsque les batteries ont besoin d’être rechargées, ou lorsque le respect d’une fenêtre météo favorable l’exige. Le déjeuner est simple, pris à l’ombre du cockpit: salades de couscous, wraps, salades composées, sandwiches. Les après-midi apportent souvent un rythme lent: certains font la sieste, d’autres écrivent, d’autres encore vérifient les bouts et les points d’usure. Parfois, des dauphins bondissent à l’étrave comme pour escorter le bateau vers la porte de la Méditerranée.

Les soirées rassemblent tout le monde. Le dîner est servi avant le coucher du soleil — ragoûts, pâtes, sautés — puis viennent les histoires, les réflexions sur la progression du jour, et le briefing du skipper sur la météo nocturne et le prochain cycle de quarts. À mesure que l’obscurité tombe derrière le tableau arrière, le ciel nocturne devient un compagnon fidèle. Les étoiles se précisent, le vent chante dans le gréement, et le sillage se pare de lueur phosphorescente: un monde calme quoique toujours en mouvement.

Puis un matin, après plusieurs jours de routine hauturière, la silhouette de l’Europe surgit: les reliefs escarpés de la région de Gibraltar, l’incontournable passage entre les mers. Lorsque le catamaran s’engage en Méditerranée le littoral andalou s’étire devant l’étrave. Quand le port de Málaga s’ouvre enfin, l’équipage met pied à terre avec un profond sentiment d’accomplissement — ayant franchi la distance qui sépare un archipel volcanique de l’Atlantique de la courbe ensoleillée des côtes espagnoles.  Chacun-e rapporte avec elle-lui la magie tranquille d’une traversée réussie.

Ce qui est inclus
    • Activités préparatoires : deux rencontres en direct, matériel de planification, recommandations touristiques, séances de questions-réponses et plus encore.
    • Le bateau, son annexe, le carburant et tout l’équipement de sécurité maritime. Droits de port et frais de mouillage.
    • Services du skipper francophone. 
    • Matériel de pêche à la traîne et, lorsque possible, planches à pagaie, masques, palmes et tubas pour 6 personnes.
    • Planification des activités et des transports terrestres.
    Exclusions
      • Vin et autres boissons alcoolisées. 
      • Repas à terre et restaurants.
      • Coût du ravitaillement.
      • Toutes autres dépenses à terre : souvenirs, activités culturelles ou sportives, cours, randonnées, transports, etc.
      • Frais d’immigration, de douane, de permis touristique et d’accès aux parcs ou réserves.
      • Pourboires pour l’équipage.
      • Transport jusqu’au lieu de départ ou retour depuis le point d’arrivée.
      Prendre note

        Il n’y a aucune limite d’âge pour profiter de cette aventure. Cependant, il s’agit d’une navigation hauturière et, pendant plusieurs semaines, il n’y aura rien autour de nous que l’océan, avec un accès très limité à l’aide médicale.

        Si vous avez un doute concernant l’impact possible de votre condition physique sur votre capacité à profiter pleinement de l’expérience, contactez-nous d’abord: nous en discuterons ensemble afin de nous assurer que cette aventure vous convient.  Rassurez-vous: aucun engagement ne vous est demandé avant que vous ayez eu une conversation en direct avec nous.

        Tous nos bateaux sont marins, fiables, et équipés de l’ensemble des équipements de sécurité modernes requis pour la navigation au large. Mais comme tous les bateaux, les nôtres flottent sur l’eau — vous apprécierez donc bien davantage cette expérience si vous aimez l’eau… que si vous en avez peur!

        Le mal de mer peut arriver, même aux vieux loups de mer. Sauf rares exceptions, l’inconfort provoqué par les mouvements du bateau survient surtout dans les premiers jours ; ensuite, le corps s’adapte et le mal de mer devient un souvenir.

        Vous n’avez pas besoin de compétences particulières pour participer: l’implication de chacun sera adaptée à ses capacités. Et si vous souhaitez acquérir de nouvelles compétences, les occasions d’apprendre seront nombreuses.

        Cependant, si vous n’êtes jamais monté sur un voilier au large et ignorez complètement comment vous réagiriez à ce type d’expérience, nous vous recommandons d’opter d’abord pour l’une de nos nombreuses aventures côtières. Elles comportent parfois de courts passages au large, mais qui ne durent jamais plus d’une journée.

        Dans tous les cas, il est absolument indispensable de disposer d’une assurance voyage, au cas où certaines situations — qui ne devrait pas arriver — se produiraient malgré tout.

        Quoi apporter

          Cette aventure se déroule sous tous les temps. Même si la Méditerranée est souvent synonyme de soleil dans l'imaginaire, le mois de mai peut parfois surprendre. Et bien sûr, une fois partis, il n’y a aucun grand magasin sur le chemin !

          Apportez la protection solaire la mieux adaptée à votre type de peau. Vous serez exposé au soleil direct chaque jour, et il faut s’y préparer.
          Les températures varieront d’environ 18 °C la nuit à 28 °C le jour. Une brise marine constante rend ces températures agréablement confortables à bord.

          Vous aurez besoin de quelques vêtements chauds, car les nuits peuvent être un peu fraîches.

          Les indispensables sont :

          • Un bon vêtement de pluie : Des averses peuvent survenir, même si elles sont généralement brèves. Les grains s’accompagnent souvent de vents plus forts et, si vous êtes de quart, vous devrez rester au sec. Un bon imperméable, réellement étanche et doté d’une capuche efficace, est indispensable. Le pantalon de pluie sera bien apprécié: apportez une pièce qui vous gardera au sec si vous devez rester assis dehors pendant plusieurs heures pendant ou après une pluie.
          • Des chaussures adaptées : Idéalement, une paire de chaussures adaptées à la navigation : légères, confortables et surtout à semelles non marquantes pour le pont blanc du bateau. Des chaussures de course ou de randonnée légère peuvent être utiles pour les sorties à terre avant ou après la traversée hauturière.
          • Un chapeau qui tient bien : Choisissez-en un qui reste solidement en place, même par brise soutenue.
          • Lunettes de soleil : Essentielles sous le soleil en mer. La lumière se reflète aussi bien sur l’eau que sur le pont blanc du bateau.
          • Une bouteille d’eau réutilisable: Nous encourageons tout le monde à éviter autant que possible les plastiques jetables.

          Enfin, parce que chaque voyageur et chaque activité sont uniques, votre skipper-guide organisera deux rencontres préparatoires en direct avant le départ, afin de passer en revue ce qu’il faut apporter — et ce qu’il vaut mieux laisser derrière — pour une telle aventure hauturière.