Cap sur le paradis: une aventure transatlantique vers les Antilles

18 jours

Stimulant

Partez des Canaries vers les Caraïbes pour une aventure faite de camaraderie, de quarts de nuit et de l’immensité de l’océan.

Dans les jours précédant le départ de Tenerife, le catamaran se transforme en véritable ruche, portée par la préparation minutieuse qui s’impose avant une grande traversée. L’équipage s’affaire entre les marchés de l’île et les quais de la marina, chargeant caisses de bananes, papayes, pommes de terre, oignons et autres fruits et légumes capables de durer des semaines en mer. Les provisions sèches — riz, lentilles, pâtes, conserves — sont embarquées avec discernement. Les réservoirs d’eau sont remplis au maximum, le carburant vérifié, les jerricans solidement arrimés et tout l’équipement de sécurité disposé sur les trampolines pour l’inspection : gilets, longes, balises de détresse, fusées, grab-bag, trousse médicale. Skipper et second parcourent le pont en silence, ajustant une amarre, vérifiant le gréement, veillant à ce que rien ne soit laissé au hasard avant d’affronter l’Atlantique.

Une fois les amarres larguées et les pentes volcaniques de Tenerife effacées, la vie terrestre s’estompe aussitôt.

Le rythme des quarts de nuit — des rotations de deux heures et demie réparties équitablement — impose sa cadence. La plupart dorment à tour de rôle, tandis qu’un équipier de quart reste à la barre, veillant sur les vagues argentées, surveillant les instruments et écoutant la respiration des voiles sous les alizés. Le skipper glisse parfois sur le pont pour glisser un conseil ou partager une tasse de thé avant de regagner le carré, laissant derrière lui le lent chuintement de l’eau sous les coques.

Le jour apporte un rythme plus serein. Les relèves de quart se font autour du petit-déjeuner: fruits frais tant qu’il en reste, puis gruau, yaourt, crêpes ou œufs selon l’état de la mer et l’inspiration des cuisiniers. Les tâches culinaires sont partagées tour de rôle, devenant un geste à la fois pratique et fédérateur. L’arôme du café accompagne la tiédeur des alizés et relance les conversations — à propos des étoiles, du vent, des milles parcourus.

Les journées sont d'une simplicité voulue: quarts, siestes, lectures, réglages de voile, contrôles d’usure, et cette science discrète qui garde le bateau équilibré au fil des milles océaniques. Le skipper guide l’équipage dans les manœuvres — prendre un ris tôt, l’enlever prudemment, s’ajuster au souffle des alizés — et dispense des leçons informelles: anticiper une ligne de grains, sentir le vent évoluer avant même de le lire sur les cadrans, déchiffrer l'onde de l’océan menant à la Caraïbe.

La majorité des journées se déroule sous voile, le catamaran filant vers l’ouest avec assurance. Les moteurs ne servent qu’avec parcimonie, pour recharger les batteries ou traverser une zone sans vent.

Le déjeuner reste simple et léger — wraps, couscous, riz, salades fraîches — partagé à l’ombre du cockpit. Les après-midis étirent une douce torpeur: certains dorment, d’autres lisent ou écrivent, d’autres encore s’installent à l’avant sur les filets pour observer les poissons volants qui jaillissent en éclats argentés. Parfois, des dauphins escortent l’étrave, inscrivant leur passage dans la mémoire de la traversée.

Le soir réunit tout l’équipage. Les dîners, chaleureux — pâtes, ragoûts, currys — sont suivis d’histoires, de rituels et du briefing du skipper sur la nuit à venir. Lorsque l'obscurité enveloppe le bateau, sans aucune lueur de terre, le ciel se fait merveille. Les étoiles débordent sur la voûte sombre, des satellites glissent, silencieux, et le sillage étincelle de phosphorescences. Chaque quart nocturne devient un univers en soi — doux, régulier, et empreint de l'humilité que nous transmettent les infinis que l'on touche des yeux.

Au fil des jours, la routine s’installe sans jamais se répéter. L’océan varie ses tons et ses humeurs. Les grains s’enchaînent, taches sombres apportant rafales et pluie brève. Au matin, des poissons volants gisent sur le pont, souvenirs de cette route est belle et bien sauvage.

Un matin, l’horizon laisse entrevoir une ligne bleue — la Martinique surgit de la mer, déclinant ses teintes de vert et de bleu. À l’approche du Marin, une odeur familière de terre se suspend au-dessus de l’eau, et le paysage se précise au fil des milles. Rejoindre le calme de la baie paraît presque insolite après la grandeur de l’Atlantique. Les amarres sont frappées, les pieds retrouvent le ponton. L’équipage se retrouve enfin — exalté, réchauffé par le soleil, et sincèrement comblé.

Plus de deux semaines après avoir quitté Tenerife, le bateau et ses marins ont traversé l’océan, portés par les alizés, le sens du collectif et la magie silencieuse d’une grande traversée

Ce qui est inclus
    • Activités préparatoires : 2 rencontres en direct, matériel de planification, recommandations touristiques, séances de questions-réponses et plus encore.
    • Le bateau, son annexe, le carburant et tout l’équipement de sécurité maritime.
    • Droits de port et frais de mouillage.
    • Services du skipper anglophone.
    • Matériel de pêche à la traîne et, lorsque possible, planches à pagaie, masques, palmes et tubas pour 6 personnes.
    • Planification des activités et des transports terrestres.
    Exclusions
      • Vin et autres boissons alcoolisées. 
      • Repas à terre et restaurants.
      • Coût du ravitaillement.
      • Toutes autres dépenses à terre : souvenirs, activités culturelles ou sportives, cours, randonnées, transports, etc.
      • Frais d’immigration, de douane, de permis touristique et d’accès aux parcs ou réserves.
      • Pourboires pour l’équipage.
      • Transport jusqu’au lieu de départ ou retour depuis le point d’arrivée.
      Prendre note

        Il n’y a aucune limite d’âge pour profiter de cette aventure. Cependant, il s’agit d’une navigation hauturière et, pendant plusieurs semaines, il n’y aura rien autour de nous que l’océan, avec un accès très limité à l’aide médicale.

        Si vous avez un doute concernant l’impact possible de votre condition physique sur votre capacité à profiter pleinement de l’expérience, contactez-nous d’abord: nous discuterons ensemble afin de nous assurer que cette aventure vous convient.
        Rassurez-vous : aucun engagement ne vous est demandé avant que vous ayez eu une conversation en direct avec nous.

        Tous nos bateaux sont marins, fiables, et équipés de l’ensemble des équipements de sécurité modernes requis pour la navigation au large. Mais comme tous les bateaux, les nôtres flottent sur l’eau — vous apprécierez donc bien davantage cette expérience si vous aimez l’eau… que si vous en avez peur.

        Le mal de mer peut arriver, même aux vieux loups de mer. Sauf rares exceptions, l’inconfort provoqué par les mouvements du bateau survient surtout dans les premiers jours ; ensuite, le corps s’adapte et le mal de mer devient un souvenir.

        Vous n’avez pas besoin de compétences particulières pour participer: l’implication de chacun sera adaptée à ses capacités. Et si vous souhaitez acquérir de nouvelles compétences, les occasions d’apprendre seront nombreuses.

        Cependant, si vous n’êtes jamais monté sur un voilier au large et ignorez complètement comment vous réagiriez à ce type d’expérience, nous vous recommandons d’opter d’abord pour l’une de nos nombreuses aventures côtières. Elles comportent parfois de courts passages au large, mais qui ne durent jamais plus d’une journée.

        Dans tous les cas, il est absolument indispensable de disposer d’une assurance voyage, au cas où certaines situations — qui ne devrait pas arriver — se produiraient malgré tout.

        Quoi apporter

          Cette aventure finira sous le chaud soleil tropical — un paradis pour les marins, mais qui demande une préparation attentive. De plus, une fois partis, il n’y a évidemment aucun grand magasin sur la route!

          Apportez la protection solaire la mieux adaptée à votre type de peau. Vous serez exposé au soleil direct chaque jour, et il faut s’y préparer.
          Les températures varieront d’environ 16 °C la nuit pour les premiers jours à 28 °C le jour une fois sous les tropiques.

          Une brise marine constante rend ces températures agréablement confortables à bord.

          Vous aurez besoin de quelques vêtements chauds, car les nuits peuvent être un peu fraîches.

          Les indispensables sont :

          • Un bon vêtement de pluie : Des averses peuvent survenir, même si elles sont généralement brèves. Les grains s’accompagnent souvent de vents plus forts et, si vous êtes de quart, vous devrez rester au sec. Un bon imperméable avec une capuche adaptée est indispensable. L’utilité d’un pantalon de pluie peut être débattue, mais en cas de doute, apportez une pièce qui vous gardera au sec si vous devez rester assis dehors pendant plusieurs heures, la nuit, pendant ou après une pluie.
          • Des chaussures adaptées : Idéalement, une paire de chaussures adaptées à la navigation : légères, confortables et surtout à semelles non marquantes pour le pont blanc du bateau. Des chaussures de course ou de randonnée légère seront utiles pour les excursions à terre avant ou après la traversée.
          • Un chapeau qui tient bien : Choisissez-en un qui reste solidement sur votre tête, même par brise soutenue.
          • Lunettes de soleil : Essentielles sous le soleil tropical et en mer. La lumière se reflète autant sur l’eau que sur le pont blanc du bateau.
          • Une bouteille d’eau réutilisable : Nous encourageons tout le monde à éviter autant que possible les plastiques jetables.
          • Finalement, pensez apporter des vêtements légers appropriés pour l'arrivée sous les tropiques de même que ceux requis pour les journées plus fraîches des Canaries. 

          Enfin, parce que chaque voyageur et chaque activité sont uniques, votre skipper-guide animera deux rencontres préparatoires en direct avant le départ, afin de passer en revue ce qu’il faut apporter — et ce qu’il vaut mieux laisser derrière — pour une telle aventure au large.